Vous avez dit « humeur » ?

Quelques semaines après le lancement de notre demande de soutien, nous souhaitons vous faire part de notre humeur. 

Chaque édition mensuelle du web magazine des Pénélopes s’ouvrait sur une Humeur. Autrement dit, un « coup de gueule » sur un fait d’actualité. Pour sélectionner le sujet du mois, nous avions l’embarras du choix : la féministe est susceptible, elle voit le mâle partout. Mais nous ne nous contentions pas d’exprimer notre colère, nous l’argumentions. Reconsidérée à la lumière du féminisme, l’info la plus banalisée prend du sens et interroge. Ces Humeurs, outre un espace où laisser avec délectation libre cours à notre mauvais esprit, représentaient une invitation à changer de point de vue pour s’approprier l’information.

En avant-goût, une Humeur de saison, publiée en mars 2001 et signée Joëlle Palmieri.

 

8 mars : opportunité des publicistes ?


Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas froid aux yeux, ces branleurs d’images et de slogans ! A en consulter uniquement le courrier électronique que nous avons reçu à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la chasse est ouverte… Consommatrices, e-business women, cadres sup, et nous… sommes la proie d’une élite médiocre qui se jette sur les événements comme la petite vérole sur le bas clergé. Une fête comme les autres, ce 8 mars, puisqu’un coquin a même poussé le bouchon jusqu’à jeter une passerelle avec la fête des mères ! Et qu’on nous propose en vrac jobs dans des start-up prometteuses (“ nous avons reçu votre CV ”, ah bon ?), comités d’entreprise personnalisés (???), maquillage, kits de voyage (“ safaris zen ” !), chocolat…On nous a même exceptionnellement demandé notre avis concernant le futur maire de Paris : “ Mesdames, si vous n’aviez qu’une seule chose à demander pour améliorer votre vie quotidienne à Paris : que demanderiez-vous, en tant que femme, en priorité au futur maire ? ” Et en tant que “ monchien ”, on demanderait quoi ? Mais, messieurs, pour qui donc nous prenez-vous ? Pour des abruties, tellement plongées dans leurs couches-culottes et leurs soucis du repas et du câlin du soir, qu’on en perd tout discernement ? Et pour qui prenez-vous les mecs ? En considérant Les Pénélopes, sans nous lire, comme de la presse féminine puisqu’on parle gonzesses, vous excluez une grande part de notre lectorat. Eh oui ! les temps changent… Même des hommes lisent notre prose ! Par contre, s’il y a bien un sujet auquel vous vous intéressez : c’est leur bitte ! Pour preuve, cette innommable pub trouvée dans Entrevue pour vous vendre à vous, chers lecteurs, des loisirs par internet. N’avez-vous pas l’impression qu’on vous prend pour des bittes en réduisant votre possible habilité à réfléchir à votre organe le plus extérieur, seulement apte à fourrer tous les trous pour échapper à l’ennui ? Bon, j’arrête sinon je vais devenir vulgaire !

 

à lire aussi https://penelopespolitique.wordpress.com/2013/11/12/feuilleter-2/, pages 30-31

 

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