Au bonheur des échanges

Les initiatrices du projet qui, avouons-le, croient très fort à l’utilité de leur travail, comptent sur vous pour soutenir ce travail. Mais pas seulement. Les quatorze autres auteur-es, qui, avec enthousiasme, ont accepté de participer à l’entreprise, sont fier-es du soutien déjà manifesté et ne doutent pas qu’il va s’étendre.

 

Au fait d’où est venue l’idée d’un ouvrage collectif ?

Elle s’est imposée comme une évidence. La force des Pénélopes résidait justement dans le collectif. Généralement, pour composer ce type d’ouvrage, il est d’usage de demander des contributions à des personnes dont on reconnaît l’expertise en la matière. Ou encore, de les interviewer. Nous avons procédé autrement : nous avons proposé à des femmes, et un homme, vivant un peu partout dans le monde, de nous interviewer. Pas pour nous faire raconter nos aventures, ni recueillir nos savantes analyses sur les femmes, le féminisme, encore moins pour lancer les violons de la nostalgie. Il s’agissait d’une invitation à dialoguer autour des thèmes sur lesquels, tout au long de l’existence de l’agence, nous avons planché et lutté. Parfois ensemble, car nous avons sollicité des « anciennes » des Pénélopes. Parfois chacune à notre manière, car nous avons aussi interpellé des féministes que nous avions côtoyées sur d’autres fronts, voire qui ne connaissaient pas l’agence. Nous leur avons suggéré des thèmes dont nous savions qu’elles les avaient inscrits dans leurs priorités. Comment les Pénélopes les avaient-elles abordés ? L’analyse restait-elle pertinente à la lumière de la réalité sociale d’aujourd’hui ? Comment la réactualiser ? Nos interlocutrices avaient à charge de retranscrire l’échange, sur le mode et le ton qui leur convenaient.

Ne boudons pas notre plaisir : ces échanges furent des moments délicieux, aussi stimulants humainement qu’intellectuellement. Force fut souvent de dresser un constat accablant, car dans des domaines comme les violences ou les droits économiques, par exemple, la situation des femmes n’a fait que régresser depuis 2004. Mais la pensée féministe résiste et s’affine. Et ça, c’est une bonne nouvelle !

 

Ne gâchons pas votre plaisir. Voici un des quatorze entretiens : « Les Pénélopes vues d’Ithaque », par Damien Tissot, pages 37-40

 

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